Julien Worth | « Fundovino.com, c’est plus qu’une simple alternative au crédit bancaire »

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Après un début de carrière dans la publicité puis les nouvelles technologies, Julien Worth se lance aujourd’hui dans le Crowdfunding. Avec ses associés, ce jeune quarantenaire vient de créer fundovino.com, premier site de financement participatif dédié exclusivement au monde du vin.

Épicurien du Sud : Comment est né le www.fundovino.com ?

Julien Worth : Le secteur viticole est aujourd’hui très actif en France avec plus d’un demi-million de personnes qui y travaillent. Il y a d’énormes besoins d’équipements pour les chais ou les vignobles. Cela nous semblait naturel de proposer une plateforme de crowdfunding dédiée à l’univers du vin. Les projets sont très concrets, par exemple l’achat d’un boitier de thermorégulation, d’une chaîne de mise en bouteille ou d’investissements pour les vignes. Dans un premier temps ce sont les passionnés de vin qui vont forcément s’intéresser aux projets, mais l’objectif est de toucher l’ensemble des internautes.

EDS : Quelles sont les sommes engagées par les contributeurs et avec quels retours ?

J. W. : Les premières contributions commencent à 5 euros, ensuite il y a des paliers de dons jusqu’à plusieurs centaines d’euros. Vous aurez en échange, à discrétion du porteur de projet, une ou plusieurs bouteilles de vin, des séances de dégustation au domaine, des visites privées, des nuits en chambre d’hôte, des invitations à des repas de vendanges…

Prés d’une dizaine de projets ont déjà été financés

EDS : Où en est-on de l’avancement des projets, notamment ceux en région Provence-Alpes-Côte d’Azur ?

J. W. : Prés d’une dizaine de projets ont déjà été financés. Le premier a été un vigneron champenois qui a pu faire l’acquisition d’un foudre d’une valeur de 15 200 euros. D’autres projets sont en cours de financement notamment un à Puget-Ville dans le Var avec Christophe Durdilly, vigneron au Domaine Croix-Rousse qui souhaite installer une passerelle de sécurité dans son chai. Nous sommes une jeune entreprise, seulement active depuis août 2014 donc les choses vont s’accélérer dans les prochains mois notamment avec des projets européens.

EDS : Comment proposer son projet ?

J. W. : Il suffit de s’inscrire sur le www.fundovino.com, de présenter son projet via l’interface dédiée, ensuite nous contactons le porteur de projet pour finaliser la demande en vue de la mise en ligne. Nous sommes en tout cas garants de la bonne tenue de l’opération que ce soit pour les porteurs de projets ou les contributeurs.

EDS : Vous avez l’ambition de devenir un acteur incontournable de l’activité économique du monde viticole ?

J. W. : En tout cas c’est notre objectif. Au delà du fait que ce soit une alternative au crédit bancaire, une nouvelle façon de trouver du financement, c’est aussi un moyen pour les porteurs de projets de faire la promotion de leurs métiers, de leurs vins, d’avoir de la visibilité sur internet et sur les réseaux sociaux.

EDS : Si Julien Worth n’était qu’un seul ingrédient de cuisine ?

J. W. : Une tomate cultivée sous le soleil du Sud.

EDS : Si Julien Worth n’était qu’un seul ustensile de cuisine ?

J. W. : Un couteau, en tout cas quelque chose de tranchant.

Propos recueillis par Jeremy Capitano

1 commentaire

  • Gabin dit :

    Ce serait bien de sélectionner les viticulteurs qui travaillent avec respect de la vigne et du consommateur, de par une culture raisonnée (au moins) et une transformation la plus naturelle possible..

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