Côtes de Provence Notre-Dame des Anges . La 5ème dénomination géographique complémentaire de l’AOC Côtes de Provence

Photo : ©francoismillo.com-CIVP

Première appellation de France pour la production de vins rosés, l’AOC Côtes de Provence est également la plus grande des appellations des Vins de Provence, dont elle occupe une large part du vignoble, de la Montagne Sainte-Victoire à l’Estérel. Appellation de référence, elle rayonne en France et à l’étranger grâce à un profil de vin rosé iconique, à la fois clair, élégant et aromatique, qui constitue le patrimoine commun de ses vignerons. Vignerons qui pour certains prêchent pour des dénominations géographiques complémentaires pour la reconnaissance d’une typicité particulière de terroir. Après Côtes de Provence Sainte-Victoire (2005), Côtes de Provence Fréjus (2005), Côtes de Provence La Londe (2008) et Côtes de Provence Pierrefeu (2013), voici donc Côtes de Provence Notre-Dame des Anges (2019).

Le nom de cette cinquième DGC de l’AOC Côtes de Provence fait référence au point culminant du massif des Maures, visible depuis les 10 communes retenues qui pourront en produire. La reconnaissance de cette DGC impose l’application de règles de production plus restrictives pour les vins rouges et rosés, fixées dans un cahier des charges approuvé par l’INAO, notamment : sélection parcellaire, choix de cépages, rendements inférieurs, méthode de vinification.

Pourquoi une dénomination géographique complémentaire ?

Pour embrouiller encore plus le consommateur ? Que nenni et bien au contraire ! Le consommateur averti se doit de s’informer pour aller vers de la qualité. Une DGC permet de pénétrer encore plus intimement dans une appellation, de toucher au plus prés le travail des vignerons. Ici, sur Notre-Dame des Anges, l’on parle d’un terroir singulier qui couvre 3 900 hectares de vignes sur un socle permien : grès, pélites, sables, anciennes terrasses alluviales de l’Aille, recouvrements de calcaires ou de schistes… Le climat est méditerranéen mais doté de nuances continentales, le Massif des Maures préservant le vignoble des influences maritimes.

Dégustations croisées, identification des parcelles, élaboration de cuvées-tests… On a pu concrétiser, en quinze ans, le projet Notre-Dame des Anges parce qu’il y avait une volonté commune des vignerons, convaincus de la typicité de leurs vins, pour aboutir à la DGC. Ce territoire a des caractéristiques naturelles particulières, mais c’est un terroir au sens viticole du terme parce que la façon qu’ont les producteurs de le travailler se traduit dans les caractéristiques des vins.

 

Jean-Pierre Daziano, président de la section Notre-Dame des Anges de l’ODG Côtes de Provence

Le millésime 2019, le premier à bénéficier de la DGC

Alors que les vendanges viennent de se terminer, la production 2019 devrait être comprise entre 3 500 et 4 000 hl selon les premières prévisions. Conformément au cahier des charges, la commercialisation interviendra au 15 décembre 2019 pour les vins rosés et au 1er septembre 2020 pour les vins rouges. 5 caves coopératives et 11 caves particulières  pourront produire des vins AOC Côtes de Provence Notre-Dame des Anges millésime 2019.

10 communes varoises, 11 cépages

Les Arcs, Carnoules, Taradeau, Vidauban, Le Cannet-des-Maures, La Garde-Freinet, Le Luc, Les Mayons, Gonfaron et Pignans.  3 cépages principaux pourront être utilisés : grenache, cinsault et syrah, ainsi que 8 cépages accessoires : mourvèdre, tibouren, cabernet-sauvignon, carignan, clairette, sémillon, ugni blanc et vermentino.

 

 

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